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APPEL À COMMUNICATION: Espaces de collaboration dans les littératures autochtones de l’Île de la Tortue1

Pour répondre au grand thème du Congrès 2019, « Cercles de conversation », se voulant une
invitation au dialogue, cet atelier propose de mettre l’accent sur les possibilités offertes par la
collaboration comme mode d’engagement littéraire dans le champ des littératures autochtones,
autant pour les auteur·e·s que pour les critiques. L’écriture collaborative se révèle comme un
vecteur important dans l’élaboration des discours anticoloniaux en circulation aujourd’hui en
transformant les espaces littéraires et critiques existants et en mettant en place des espaces
littéraires souverains. La collaboration est aussi un espace de tensions et de projets qui ne
marchent pas. Par conséquent, nous souhaitons interroger ce qui est entendu par « cercles de
conversations » pour en cerner les limites.
Cet atelier invite à réfléchir au rôle des ouvrages collectifs comme les anthologies Without
Reservation : Indigenous Erotica (2003), Love Beyond Body, Space, and Time : An Indigenous
LGBT Sci-Fi Anthology (2016) ; Amun (2016) et Tracer un chemin / Meshkanatsheu : écrits des
Premiers Peuples (2017) ; les collections critiques comme A Gathering of Spirit. A Collection by
North American Indian Women (1984), Reasoning Together : The Native Critics Collective
(2008) et Learn, Teach, Challenge : Approaching Indigenous Literatures (2016) ; et les échanges
épistolaires comme Aimititau ! Parlons-nous ! (2008) et Kuei ! Je te salue : Conversations sur le
racisme (2016). Nous considérons aussi la collaboration au sens large comme les relations qui
rendent possibles les discours, les publications et les évènements. Des textes d’un.e seul.e
auteur.e peuvent être collaboratif comme c’est la cas du dernier recueil de poésie de Roseanna
Deerchild, Calling Down the Sky, écrit à travers une collaboration mère-fille. Réfléchir aux
collaborations qui rendent possibles des créations pousse à examiner la matérialité des paroles.
Quels sont les rôles de la famille, des communautés, des cercles d’auteur·e·s et d’artistes, des

maisons d’édition et des programmateurs et programmatrices d’événements dans les œuvres
littéraires et artistiques ? Comment est-ce que les projets collaboratifs encouragent à
penser avec les autres et à penser aux autres ? Quels sont les enjeux éthiques des pratiques
créative et critique qui doivent être pensées en relation avec la communauté et/ou les
communautés ?
Dans un effort de décloisonner le champ de recherche, l’atelier « Espaces de la collaboration
dans les littératures autochtones de l’Île de la Tortue » encourage les participant·e·s à considérer
des œuvres autochtones en langue autochtone, en français ou en anglais. Nous encourageons
fortement les communications qui réfléchissent à la position occupée par le ou la chercheur·e.
Voici quelques pistes de réflexion :

• la traduction des langues autochtones et/ou entre les langues coloniales (L. Moyes ; I. St-
Amand);

• les déplacements entre les genres, les médiums (texte et image) et les espaces culturels;
• analyses comparatives des contextes francophones et anglophones au Canada;
• la collaboration entre les disciplines (les liens avec le féminisme, les études queer,
l’afrofuturisme, l’écopolitique);
• les genres collaboratifs : les anthologies, les échanges épistolaires, le théâtre, le cinéma et
autres créations à plusieurs mains;
• l’histoire de la critique littéraire autochtone et méthodologie de recherche (D. Reder ; S.
McKegney);
• perspectives historiques sur la collaboration et les récits de vie co-écrits (S. McCall);
• tensions éditoriales (par exemple dans les écrits de M. Campbell, M. Aodla Freeman, L.
Maracle);
• la recherche collaborative, les événements littéraires et militants, les rencontres entre les
communautés autochtones et l’université;
• protocoles de recherche et recherche collaborative en études littéraires : les pratiques
de « coconstruction » et du « double regard » (Protocole de Recherche des Premières
Nations au Québec et au Labrador, 2014).

Responsables de l’atelier :
Élise Couture-Grondin
University of Toronto
elise.couture.grondin@mail.utoronto.ca
Isabella Huberman
University of Toronto
isabella.huberman@mail.utoronto.ca
Date limite pour l’envoi des propositions (250-300 mots) : le 5 janvier 2019.
Les communications peuvent être présentées en français, en anglais ou les deux. Les personnes
ayant soumis une proposition de communication recevront un message des organisateurs de
l’atelier avant le 20 janvier 2019 les informant de leur décision. L’adhésion à l’APFUCC ou à
ILSA est requise pour participer à cet atelier. Il est également d’usage de régler les frais de
participation au Congrès des Sciences humaines ainsi que les frais de conférence de
l’APFUCC ou de ILSA. Ils doivent être réglés avant le 31 mars 2019 pour bénéficier des tarifs
préférentiels. La date limite pour régler les frais de conférence et l’adhésion est le 15 avril
2019. Passé cette date, le titre de votre communication sera retiré du programme de l’APFUCC.
Vous ne pouvez soumettre qu’une seule proposition de communication pour le colloque de 2019.
Toutes les communications doivent être présentées en personne, même dans le cas d’une
collaboration.

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