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Colloques et ateliers du CLC

Calls for Papers / Upcoming Conferences & Seminars

 Past Conferences, Lectures and Seminars

Maladies de l’âme, émotion, affect : Écrits autochtones, canadiens et québécois dans les tirs croisés d’un nouveau tournant

 Banff  Banff Centre, 22-25 septembre 2016

Un colloque organisé par le Centre de littérature canadienne de l’Université de l’Alberta et le Centre d’études canadiennes de l’Université d’Innsbruck

Conférences d’honneur confirmées

  1. Daniel Heath Justice, Université de Colombie-Britannique
  2. Smaro Kamboureli, Université de Toronto
  3. Daniel Laforest, Université de l’Alberta

Table ronde littéraire

  1. Nicole Brossard, Montréal (Québec)
  2. Louise Dupré, Montréal (Québec)
  3. Katherena Vermette, Winnipeg, Manitoba
  4. Aritha van Herk, Calgary (Alberta)

Selon D. Bachmann-Medick, un tournant scientifique ne mène pas à la simple réorientation radicale d’une seule et unique discipline, mais au contraire, invite à embrasser une pluralité de perspectives transdisciplinaires afin de complémenter et de renforcer des approches préexistantes. Un tournant n’en supplante pas un autre, mais devient partie intégrante d’un processus dynamique à partir duquel naîtront de nouvelles catégories d’analyse et des concepts nouveaux. Étudier à la fois les implications générales, mais aussi les effets positifs et négatifs d’un tournant s’avère particulièrement enrichissant si l’on compare des traditions académiques différentes – comme c’est le cas pour ce colloque transdisciplinaire et transatlantique –ainsi que des productions littéraires composées dans des langues différentes.

Dans la foulée du colloque « Écriture de la crise : dans la tourmente et au-delà » qui a eu lieu à l’Université d’Innsbruck en 2015, « Maladies de l’âme, émotion, affect » cherche non seulement à répondre à certaines questions à l’égard de l’affect, ou du « tournant affectif » pour reprendre le terme de Patricia Clough, mais aussi à interroger l’influence que les précédentes recherches sur les émotions et la cognition ont eue sur l’étude des écrits autochtones, canadiens et québécois. Si l’empathie et l’agencéité se sont imposées en tant que principes fondamentaux dans certains champs de l’analyse littéraire, leurs racines émanent de disciplines classiques telles que la poétique, la rhétorique ou l’herméneutique (Th. Anz), mais aussi des recherches sur l’agencéité prônées par les théories de la réception de l’école de Constance. À partir d’écrits contemporains autochtones, canadiens et québécois de langues anglaise ou française, les participants sont encouragés à explorer les implications émotionnelles et affectives du procédé de communication littéraire, en s’appuyant sur des recherches d’ordre conceptuel et empirique et en essayant de traiter des aspects suivants :

  • L’habitus émotionnel et affectif du producteur/de la productrice (auteur.e réel.le), son utilisation intentionnelle ou non des techniques d’émotionnalisation, sa définition d’une poétique spécifique, et leur possible impact sur le texte;
  • La réponse émotionnelle ou affective du/de la lecteur/lectrice réel.le face à ces techniques;
  • Le texte, véhicule d’émotions ou d’affects, qui nomme, définit et présente ces émotions comme l’habitus mental des protagonistes (Th. Anz); la manière dont ces procédés sont mis en discours et évoqués à même le texte; l’utilisation de métaphores, d’une syntaxe de l’indicible ou encore l’inscription du corps qui s’inscrivent dans l’esthétique du texte.

Porter un regard sur la littérature contemporaine nous confronte inévitablement aux perspectives sur le 21e siècle de S. Žižek qui y discerne un « point zéro apocalyptique », aux analyses de S. Ahmed, L. Berlant et autres qui dénoncent un attachement « cruel » à l’optimisme néolibéral, aux travaux de M.C. Nussbaum sur l’éthique du care, cette forme affective et alternative de connaissance, d’agencéité et de démocratie (J. Tronto) ou encore aux « ugly feelings » de S. Ngai.

  • Quels sont dès lors les affects et émotions qui définissent particulièrement notre moment littéraire ou encore notre moment de crise ?
  • Comment la sphère intime ou privée répond-elle à la sphère publique ?
  • Quel serait l’équivalent actuel de l’ennui romantique ou de la mélancolie ?
  • Les expériences de l’exil et de la migration exacerbent-elles les traits de ces nouvelles « maladies de l’âme » dont parlait J. Kristeva ?
  • Les auteur.e.s posent-ils/elles la question de l’animalisation (M.Y. Chen) ?
  • Quelles vies sont aujourd’hui considérées comme dignes d’être vécues et reconnues comme telles (J. Butler) ?
  • Comment les interventions littéraires et critiques autochtones sont-elles susceptibles de remettre en question les catégories et les étiquettes que cet appel à communications semble indiquer et de nous permettre de relater d’autres histoires (D.H. Justice) ?

Ces questions et bien d’autres – au sujet des implications émotionnelles et affectives de la communication littéraire – devraient permettre aux participants d’aborder les émotions, affects et nouvelles maladies de l’âme qui définissent la production littéraire de ce 21e siècle, et par-là même de contribuer au développement terminologique, méthodologique et théorique du domaine de l’affect et de l’émotion et de celle de l’analyse du texte.

Dans le traitement de ces sujets possibles, nous encourageons les perspectives et les méthodologies comparatives, multidisciplinaires et interdisciplinaires. Nous sollicitons des propositions de communication traditionnelle de 20 minutes, mais d’autres formes sont acceptées, telles que des exposés de 10 minutes, des tables rondes ou encore des présentations pecha kucha. Des panels complets (de 3 à 4 communications) sont aussi fortement sollicités.

Les propositions de 250 mots par communication, en anglais ou en français, doivent être accompagnées d’une courte biographie (50 mots) et soumises à clcconf@ualberta.ca avant le 1er février 2016.

Comité Organisateur

  • Marie Carrière, Directrice, Centre de littérature canadienne, Université de l’Alberta (carriere@ualberta.ca)
  • Kit Dobson, Professeur agrégé d’anglais, Université Mont-Royal (kdobson@mtroyal.ca)
  • Ursula Moser, Directrice, Centre d’études canadiennes, Université d’Innsbruck (Moser@uibk.ac.at)

Comité scientifique

  • Albert Braz, Université de l’Alberta
  • Evelyne Gagnon, Université de l’Alberta
  • Simon Harel, Université de Montréal
  • Larissa Lai, Université de Calgary
  • Brigit Mertz-Baumgartner, Université d’Innsbruck

Ce second colloque aura lieu au Banff Centre les 22-25 septembre 2016. Situé dans le parc national de Banff, surplombant le paysage magnifique des montagnes Rocheuses, le Banff Centre s’est imposé comme un lieu sans équivalent pour l’exploitation des arts de toutes les disciplines au Canada et sur la scène internationale. Pour des renseignements au sujet du Centre de littérature canadienne à l’Université de l’Alberta, veuillez visiter www.abclc.ca.

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Research seminar / Séminaire de recherche 2016

Le 10e anniversaire du Centre de littérature canadienne : une célébration littéraire

 Les littératures canadiennes en conversation

Date : Lundi le 29 février 2016

Un événement organisé par Evelyne Gagnon and Orly Lael Netzer

L’année académique 2015-2016 constitue un moment charnière pour la communauté littéraire de l’Université de l’Alberta. En effet, à l’aune des célébrations entourant le 10e anniversaire du Centre de littérature canadienne et les quarante années d’existence du programme des Écrivains en résidence du Département d’études anglaises, le Séminaire annuel de recherche du CLC compte prendre part à cette occasion unique de souligner la vivacité littéraire de cette communauté en constante évolution. La présente édition du Séminaire s’inspire par ailleurs du mandat du CLC, œuvrant depuis maintenant dix ans à promouvoir la littérature canadienne en stimulant la recherche scientifique, mais également en soutenant les créateurs et acteurs de la vie littéraire locale et nationale; tout cela en favorisant les échanges et dialogues de toutes sortes entre les diverses communautés. Le thème du Séminaire 2016, les littératures canadiennes en conversation, entend explorer les nouvelles avenues qui permettent d’élaborer des dialogues fertiles entre les créateurs, lecteurs et chercheurs, dans la mesure où nous nous trouvons actuellement face à une redéfinition des littératures canadiennes, c’est‑à-dire devant un corpus plus que jamais ouvert à la multiplicité des voix, des visages, des échanges. Si l’on constate présentement, à l’instar de Smaro Kamboureli, une évolution vers une conception dynamique des littérature(s) canadienne(s) (Kamboureli; 2014)[1], l’objectif de ce Séminaire sera d’explorer la façon dont nous pouvons conséquemment développer et renouveler les conversations entre les différentes perspectives, qu’elles soient culturelles, linguistiques, pédagogiques, artistiques, académiques et multidisciplinaires ou encore politiques. La production actuelle offre-t-elle en ce sens un dépassement du multiculturalisme pour plutôt engager de nouvelles perspectives critiques telles que les relations diaphoniques et les dialogues croisés? Plus spécifiquement, Diana Brydon et Marta Dvořák utilisent le concept de “crosstalk”[2] pour définir ce phénomène impliquant des relations conversationnelles qui respectent les singularités tout en se nourrissant les unes les autres, à même les diversités ainsi mises en acte (Brydon and Dvořák; 2012). Nous invitons les créateurs et chercheurs (émergents et établis) à considérer cette problématique au regard des questions suivantes qui pourront être adressées et débattues sous différents angles :

  • La multiplication des traductions entre les œuvres francophones et anglophones ainsi que l’intérêt marqué qui semble se déployer chez les lecteurs, les écrivains et les éditeurs envers ces nouveaux territoires d’échanges nous permettent d’envisager une circulation accentuée des productions récentes au sein d’un lectorat plus vaste. Daniel Laforest et Maïté Snauwaert ont d’ailleurs souligné l’intérêt actuellement croissant, au sein de la critique francophone, envers le corpus anglophone ainsi que les nombreuses zones de circulation entre ces corpus[3] en précisant que : « Plus encore que les divisions géographiques et les anciennes frontières nationales strictes, ce sont la valeur et le sens de l’étrangeté qui sont ici les nouveaux enjeux primordiaux » (Laforest et Snauwaert; 2014). Il s’agirait donc, dans cette dynamique et fertile remise en dialogue, « d’envisager des points de contact à partir de multiples dislocations[4] » (Leclerc et Simon, 2005). Peut-on considérer en ce sens que les littératures canadiennes contemporaines participent activement, et ce, en respectant les singularités qui les caractérisent, à ce qu’Édouard Glissant nomme Une poétique du Divers (Glissant; 1995)[5] ?
  • Peut-on voir émerger des dialogues inédits entre les points de vue autochtones, diasporiques et migrants, féministes, queer, francophones, nationaux et transnationaux ? À titre d’exemple, des études récentes s’attardent aux dialogues intergénérationnels au sein des écritures des femmes, et ce, dans une visée transnationale qui permet de revisiter la tradition féministe, adoptant du même coup une perspective à la fois multiculturelle et bilingue (Carrière et Demers; 2014)[6]. En quoi ces nouveaux espaces conversationnels diffèrent-ils de ceux qui les ont précédés et comment ceux-ci travaillent-ils à revitaliser les différentes communautés (littéraires et autres) ?
  • Pouvons-nous identifier, dans la production actuelle, le retour d’anciens tropes appartenant aux définitions traditionnelles de la littérature canadienne ? Qu’en est-il des legs historiques ou politiques ? Reviennent-ils hanter ou rejouer/déjouer certains discours littéraires? Quels autres aspects fondamentaux se trouvent alors occultés ou ignorés et pourquoi ?
  • Comment la perspective d’une possible (ré)conciliation entre les Premières Nations et la nation canadienne, mais également entre d’autres groupes culturels, peut-elle entraîner de nouveaux dialogues croisés et des relations interculturelles plus fertiles ? En quoi le travail des créateurs et auteurs contribue-t-il à l’émergence ou au déploiement de ces zones d’échanges et de (ré)conciliation? Qu’en est-il parallèlement des œuvres qui tendent à se dissocier d’une telle possibilité ?
  • Quelles nouvelles manifestations concernant l’hybridité des formes, des genres, des méthodes et des pratiques – tant académiques qu’artistiques – nous permettent de considérer une redéfinition des diverses communautés et des relations qui les sous-tendent ?
  • Brydon et Dvořák nous invitent à repenser les questions de lectorat et de communautés (tant sociales, littéraires que scientifiques) à la lumière des changements récents au sein de l’imaginaire collectif. Il s’agirait à cet effet de tirer profit de ce potentiel diaphoniques hautement dynamique afin d’imaginer autrement les formes d’engagement possibles au regard de la création et de ses enjeux actuels (Brydon and Dvořák; 2012). Comment du même souffle revivifier les diverses communautés en favorisant des échanges qui ouvriraient les perspectives au-delà de la sphère strictement littéraire, créant ainsi des avenues inédites et multidisciplinaires?

Nous vous prions de considérer, lors de l’élaboration de votre proposition, les aspects suivants :

  • Nous accueillerons favorablement des présentations (20 minutes maximum) qui traiteront du processus créateur, des relations entre la lecture, l’écriture et la réflexion académique et qui mettront en lumière les territoires conversationnels entre la pensée critique et la pensée créative.
  • Une table-ronde devra comporter 2 ou 3 présentations de 8 minutes chacune, qui seront suivies d’une discussion interactive avec les participants et les auditeurs. Nous vous invitons à proposer une table-ronde thématique, partielle ou complète, en incluant les noms et affiliations de chaque intervenant ainsi qu’un résumé de chaque présentation. Le comité accueillera également les propositions individuelles et se chargera par la suite, selon les propositions reçues, de jumeler les individus aux intérêts communs afin de constituer d’éventuelles tables-rondes. Afin de favoriser l’interaction lors de la période de discussion, les participants devront avoir pris connaissance des autres contributions préalablement.
  • Un entretien de type « tête-à-tête » pourra réunir un chercheur et un écrivain/artiste ou encore un étudiant et un écrivain/professeur/chercheur établi. La proposition devra inclure un titre ainsi qu’un résumé des questions qui seront abordées (environ 250 mots) lors de cette conversation, qui sollicitera également les interventions du public. Le comité acceptera par ailleurs les propositions individuelles et se chargera par la suite, selon les propositions reçues, de jumeler les individus aux intérêts communs afin de former de nouvelles opportunités de type « tête-à-tête ».
  • La durée des conférences régulières (abordant des aspects liés tant à la problématique du séminaire qu’à des éléments de recherches en cours) ne devra pas excéder 20 minutes, ce qui permettra des périodes de discussion entre chaque présentation.

Veuillez faire parvenir une brève proposition (environ 300 mots), en français ou en anglais, qui comprendra une notice biographique abrégée, le titre ainsi qu’un résumé de votre exposé avant le 15 janvier 2016 à l’intention du comité scientifique :

Evelyne Gagnon, chercheure postdoctorale au CLC (CRSH) : evelyne1@ualberta.ca

Orly Lael Netzer, chercheure associée au CLC : laelnetz@ualberta.ca

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N’oubliez pas… Le Concours de poésie du CLC 2016!

Cette troisième édition du Concours de poésie du CLC récompensera la meilleure œuvre poétique originale (en français et en anglais) créée par un étudiant de l’Université de l’Alberta. Les gagnants seront dévoilés à la fin du Séminaire annuel du CLC.

Concours de poésie du CLC 2016

Thème: CONVERSATION

Ouvert à tous les étudiants de l’Université de l’Alberta, le Concours de poésie du CLC récompensera la meillure oeuvre poétique originale en français et en anglais.

Cliquez pour plus de renseignements: 2016 CLC Poetry Contest_French

Poesie2016

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L’être posthumain et l’écriture des femmes au Canada au vingt-et-unième siècle
Séances organisées par les membres (ACQL)

University of Ottawa, Canada (May 30—June 2, 2015)

Responsable : Libe García Zarranz (Université d’Alberta)

La première décennie du vingt-et-unième siècle a été témoin de la «mort lente» (“slow
death”, Berlant 2007) de plusieurs manifestations d’«humanisme» et d’«humanité» et de
leur remplacement par de nouvelles conceptualisation du «posthumain» (Braidotti 2013;
Wolfe 2009; Bart, Didur, and Heffernan 2003). En raison d’une désillusion mêlée de
colère face au comportement des êtres humains qui contribuent activement aux violences
structurelles caractéristiques du monde contemporain, la notion de posthumanité a été
accueillie comme un paradigme de rechange, à la jonction de l’éthique, du matériel et du
social. Comme l’a affirmé de manière convaincante la philosophe féministe Rosi
Braidotti : “A posthuman ethics for a non-unitary subject proposes an enlarged sense of
inter-connection between self and others, including the non-human or ‘earth’ others, by
removing the obstacle of self-centred individualism” [«Une éthique posthumaine pour un
sujet non unitaire insiste sur une interconnexion entre soi et les autres, y compris les
autres non-humains ou «terrestres», en supprimant l’obstacle de l’individualisme
égocentrique.»] (49-50) Par conséquent, au coeur de ce posthumanisme critique, se trouve
une rethéorisation des questions de différence et d’agentivité qui accompagnent les
discours féministes, antiracistes, postcoloniaux et environnementaux d’hier et
d’aujourd’hui.» (Nixon 2011; Ahmed 2004; Said 1993).
Cet atelier vise à réunir des contributions portant une attention particulière aux questions
posthumaines posées comme un cadre d’analyse à partir duquel il serait possible de
repenser le champ contemporain de l’écriture des femmes au Canada : comment les
récentes formulations de la condition posthumaine, dans leur critique des politiques
d’exclusion et de la violence systémique, permettent une reconfiguration des frontières
éthicopolitiques; comment les écrivaines contemporaines canadiennes contribuent à la
mise en place d’une éthique posthumaine en problématisant et redéfinissant toutes sortes
de limites au-delà de la simple critique négative.
Veuillez faire parvenir votre proposition de communication (maximum 300 mots), ainsi
qu’une courte notice biographique et un résumé de 50 mots en un document Word ou
RTF à Libe García Zarranz (garcazar@ualberta.ca) au plus tard le 1 février 2015.

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Écriture de la crise : dans la tourmente et
au-delà Les littératures au Canada et au Québec
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1re édition : 30 septembre – 2 octobre 2015, Université d’Innsbruck, Autriche

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Dans la tourmente de la violence mondiale, d’agitations et de catastrophes
environnementales, un sentiment de crise nous submerge. Pour Slavoj Žižek (Vivre la fin
des temps, 2010), « le système capitaliste global approche un point zéro apocalyptique »
sous l’effet combiné de plusieurs tendances comme « la crise écologique, les
conséquences de la révolution biogénétique, les déséquilibres du système (problèmes de
propriété intellectuelle; tensions à venir autour des matières premières, de la nourriture et
de l’eau) et la croissance explosive des divisions et explosions sociales ». Par ailleurs, les
récents efforts de théorisation dans le domaine des études sur l’affect, comme Cruel
Optimism de Lauren Berlant (2011), nous invitent non seulement à repenser les liens
affectifs à ce que nous considérions jadis comme la bonne vie – des attachements qui ont
mené à nos crises contemporaines –, mais aussi à articuler de nouveaux modes d’être et
de devenir. Les écrivains interviennent à leur tour en proposant des façons de penser et de
vivre la crise. Dans l’Après-11 septembre des essais de L’horizon du fragment (2004),
Nicole Brossard articule son désir de « recommencer la quête insensée de sens et de
beauté » alors que d’autres écrivains font appel à la dérision, à l’humour et à l’ironie pour
illustrer des façons et des manières de « réussir son hypermodernité et sauver le reste de
sa vie » (voir Nicolas Langelier, 2010 ; Nicolas Dickner, 2009).

Co-organisé par le Centre d’études canadiennes (CEC) de l’Université d’Innsbruck et le
Centre de littérature canadienne (CLC) de l’Université de l’Alberta, ce colloque bilingue
(anglais-français) en deux parties cherche à explorer les façons dont la crise inspire ou
transforme les écrits des Premières Nations ainsi que les écrits québécois et canadiens
d’expression anglaise et française, et comment les auteurs et intellectuels s’efforcent de
contrebalancer les insécurités sociales, économiques et idéologiques dans lesquelles nous
vivons. Existe-t-il des caractéristiques thématiques et stylistiques identifiables qui
marquent l’émergence d’une littérature de crise, en crise et qui proposerait un au-delà de
cette crise ? Nous visons à comprendre comment l’écriture – que ce soit sur un plan
esthétique, thématique, politique ou personnel – traite du désordre mondial et quelles
stratégies elle emploie pour s’élever face à la hantise d’une mort planétaire, d’un
effondrement idéologique et épistémologique, d’une crise financière, du legs
contemporain de l’histoire, des catastrophes naturelles, ou encore de l’âge électronique.
Comment la crise peut-elle instiguer à une écriture de la mobilisation délibérée, de la
résistance politique, de la transgression radicale ou de l’agentivité vis-à-vis de
transformations et de changements sociaux ? L’ironie et l’humour peuvent-ils nous
sauver des catastrophes et offrir à l’humanité un nouvel espoir ? Toutes les formes
(fiction, poésie, essai, théorie, cinéma et théâtre) de récits de vulnérabilité, de
traumatisme, de dystopie et de dépassement de la crise nous intéressent. Nous aimerions
en particulier nous pencher sur des productions qui soulignent les pratiques
transnationales, transfrontalières, postcoloniales, féministes ou encore transgenres des
littératures québécoise, canadienne et des Premières Nations.

Nous invitons les participants à considérer – entre autres – les questions suivantes :
• Quelle est la relation entre crise et vulnérabilité, fatigue ou nostalgie ? Ces
éléments peuvent-ils apparaître comme une position de connexion, d’ouverture,
d’éthique et de changement social ?
• Comment les incertitudes au sujet du présent – illustrées par un sentiment de
retard, de fin ou d’appréhension apocalyptique – émergent-elles dans la
littérature ?
• Comment l’écriture historiographique, les témoignages et l’éthique de ces
pratiques sont-ils déterminés par la crise ?
• Comment les lectures féministes, queer et transgenres reconfigurent-elles notre
compréhension de la crise ?
• De quelle manière la révolution électronique dans la communication peut-elle
produire un sentiment d’instantanéité, mais aussi d’anxiété vis-à-vis des territoires
non cartographiés et rapidement transformés ? Quels sont les aspects positifs des
méthodes modernes de communication et comment affectent-elles la production
littéraire ?
• Comment le corps vit-il la crise ? Quelles sont les relations entre crise,
traumatisme, écriture, corporéité, affect et incorporation ?
• Comment les littératures négocient-elles les frontières : entre local et global, entre
matériel et virtuel, entre époques, entre espaces différents, entre l’humain et le
non-humain ?
• La prédominance du préfixe « post » dans la critique (postmodernisme,
postcolonialisme, postféminisme, postnationalisme ou plus récemment
posthumain) mène-t-elle aujourd’hui vers un sentiment de la fin ou du
recommencement ? Le « post » annonce-t-il la création de paradigmes poétiques
et politiques nouveaux ou alternatifs ?
• Quelles constructions éthiques, politiques et esthétiques émergent dans la
littérature dans notre époque d’information et de surveillance ainsi que dans la
critique des dommages, de la violence et de la violation des droits de la personne
?
• Quelles visions d’avenir émergent dans l’écriture dystopique ? L’écriture
dystopique remplace-t-elle le besoin de nouvelles utopies ?
• L’écriture de la crise au début du 21e siècle est-elle un phénomène du « premier
monde » (Alfred Sauvy) ? Comment les littératures des pays développés,
capitalistes et industrialisés s’étendent-elles aux expériences concrètes des
Premières Nations du Canada ou du « tiers-monde » ?
• L’écriture de la crise est-elle une prérogative des privilégiés ?
Nous sollicitons le traitement de ces sujets possibles et l’utilisation de perspectives et de
méthodologies comparatives, multidisciplinaires et interdisciplinaires. Aussi les
méthodes de présentation sont-elles variées. Nous sollicitons des propositions de
communication traditionnelle de 20 minutes, ainsi que sous forme d’exposés de 10
minutes, de tables rondes ou encore de présentations pecha kucha.
Les propositions de conférence ou d’ateliers (de 3 à 4 personnes) doivent se limiter à 250
mots et être écrites en anglais ou en français. Elles doivent être accompagnées d’une
courte biographie (50 mots) et soumises à Ursula Moser (ursula.moser@uibk.ac.at) et
Marie Carrière (carriere@ualberta.ca) avant le 1er janvier 2015.

Organisatrices
• Ursula Moser, Directrice du Centre d’études canadiennes, Université
d’Innsbruck, Directrice du département des langues et littératures romanes
• Marie Carrière, Directrice du Centre de littérature canadienne, Université de
l’Alberta
Comité scientifique 2015
• Birgit Däwes, Université de Vienne
• Kit Dobson, Université Mont Royal
• Doris G. Eibl, Université d’Innsbruck
• Evelyne Gagnon, Université de l’Alberta
• Adrien Guyot, Université de l’Alberta
• Libe Garcia Zarranz, Université d’Innsbruck
• Gudrun M. Grabher, Université d’Innsbruck
• Daniel Laforest, Université de l’Alberta
• Birgit Mertz-Baumgartner, Université d’Innsbruck
• Katharina Pöllmann, Université d’Innsbruck
• Helga Ramsey-Kurz, Université d’Innsbruck
• Srilata Ravi, Université de l‘Alberta

Le premier colloque aura lieu du 30 septembre au 2 octobre 2015 dans la somptueuse
ville historique d’Innsbruck, située dans une vallée au coeur des Alpes dans l’ouest de
l’Autriche, à proximité des frontières allemandes et italiennes. Pour des renseignements
au sujet du Centre d’études canadiennes de l’Université d’Innsbruck, veuillez visiter
www.uibk.ac.at/canada.

Le second colloque aura lieu au Banff Centre en septembre 2016. Un appel de textes
distinct circulera. Situé dans le parc national de Banff, surplombant le paysage
magnifique des montagnes Rocheuses, le Banff Centre s’impose comme un lieu sans
équivalent pour la création artistique et la recherche dans toutes les disciplines au Canada
et sur la scène internationale. Pour des renseignements au sujet du Centre de littérature
canadienne à l’Université de l’Alberta, veuillez visiter www.abclc.ca.

Séminaire de recherche 2015

Voix nouvelles, sentiers émergents : les littératures canadiennes actuelles

Date : Jeudi le 23 avril 2015
Lieu : Senate Chamber (Old Arts 326, Université de l’Alberta)
Événement organisé par Evelyne Gagnon, Adrien Guyot and Orly Lael Netzer

Dans la foulée du Séminaire réalisé en 2014, qui portait sur la littérature canadienne dans les affres du XXIe siècle, la prochaine édition de cet événement s’offrira tel un prolongement de ces fertiles réflexions, en s’intéressant aux voies nouvelles et aux sentiers émergents proposés par le corpus actuel. Il s’avère pertinent à ce titre de se demander comment la littérature canadienne contemporaine permet de repenser le rapport précaire que chaque individu peut désormais entretenir avec l’altérité, avec les diverses communautés (locales, nationales, virtuelles) auxquelles il se voit lié, avec ce monde plongé dans nombre de bouleversements jusqu’à tout récemment inédits (bouleversements politiques, écologiques, technologiques). Quelles nouvelles ou autres formes de subjectivités et de représentations se manifesteraient conséquemment, influençant du même coup les différents modes d’écrire ? Comment ces changements se traduisent-ils au sein des différentes formes d’écriture et comment transforment-ils les modes d’énonciation, les genres, les techniques et autres moyens de diffusion de l’expression littéraire ? Si les expressions « tombeaux de la littérature » (Alexandre Gefen) ou «post-histoire » (Sylvain David) ont fait leur apparition sur la scène littéraire, la production culturelle récente n’offre-t-elle pas d’alternative à cette période marquée par le pessimisme ? Aussi peut-on se demander dans quelle mesure la littérature canadienne contemporaine permet d’arpenter des chemins et voies plus optimistes proposant, ici et là, un dépassement du discours de l’épuisement ou encore, une poétique du renouveau.

Ce Séminaire de recherche entend à cet effet explorer les diverses perspectives suivantes. Qu’en est-il de la représentation des espaces (géographiques, imaginaires) nord-américains ou encore d’une possible relecture critique de l’histoire canadienne ? Quelles images futuristes les œuvres contemporaines proposent-elles au lectorat canadien ? Où ces œuvres situent-elles le Canada sur l’échiquier mondial? Comment la littérature permet-elle de repenser les concepts de subjectivité, de communauté, d’appartenance nationale (tant culturelle que politique), de citoyenneté (régionale, continentale, planétaire, virtuelle) dans le contexte du XXIe siècle? Peut-on parallèlement dégager la ré‑émergence de tendances littéraires appartenant au passé (américanité, baroquisme, écriture de la périphérie, transculture, transnationalisme, exotisme…) que ce soit dans la production littéraire ou dans la recherche académique?

DIVERSITÉ DES CONTRIBUTIONS

Nous désirons vivement que ce séminaire de recherche mette en relief la collégialité au sein de présentations diversifiées et dynamiques, favorisant ainsi l’esprit collaboratif et la discussion. Nous recevrons  en ce sens toutes propositions scientifiques liées aux grandes questions au cœur de la présente édition et abordant des perspectives variées (incluant les œuvres des Premières Nations, les littératures migrantes, les écritures des femmes, la littérature orale, l’auto‑fiction, les essais, etc.). Ces propositions pourront s’élaborer notamment sous la forme de table-ronde ou d’entretien de type « tête-à-tête ». Nous accueillerons par ailleurs les conférences individuelles au sein de panels spécifiques. Dans l’optique de créer un terrain propice aux échanges scientifiques et afin de susciter l’interaction entre les chercheurs établis et les jeunes chercheurs, nous désirons particulièrement solliciter la participation des étudiants aux cycles supérieurs. À cet effet, nous encourageons les professeurs et superviseurs qui connaîtraient des étudiants intéressés par cette problématique à nous faire parvenir une proposition de contribution, mais aussi à se joindre à nous lors de cet événement scientifique qui se veut aussi convivial que stimulant.

Nous vous prions de considérer, lors de l’élaboration de votre proposition, les aspects suivants :

Une table-ronde devra comporter 2 ou 3 présentations de 8 minutes chacune, qui seront suivies d’une discussion interactive avec les participants et les auditeurs. Nous vous invitons à proposer une table‑ronde thématique, partielle ou complète, en incluant les noms et affiliations de chaque intervenant ainsi qu’un résumé de chaque présentation. Le comité accueillera également les propositions individuelles et se chargera par la suite, dans la mesure des propositions reçues, de jumeler les individus aux intérêts communs afin de constituer d’éventuelles tables-rondes. Afin de favoriser l’interaction lors de la période de discussion, les participants devront avoir pris connaissance des autres contributions préalablement.

Un entretien de type « tête-à-tête » pourra réunir un chercheur et un écrivain/artiste ou encore un étudiant et un écrivain/professeur/chercheur établi. La proposition devra inclure un titre ainsi qu’un résumé des questions qui seront abordées (environ 300 mots) lors de cette conversation, qui sollicitera également les interventions du public. Le comité acceptera par ailleurs les propositions individuelles et se chargera par la suite, dans la mesure des propositions reçues, de jumeler les individus aux intérêts communs afin de former de nouvelles opportunités de type « tête-à-tête ».

La durée des conférences régulières (abordant des aspects liés tant à la problématique du séminaire qu’à des éléments de recherches en cours) ne devra pas excéder 15 minutes, ce qui permettra des périodes de discussion entre chaque présentation.

Veuillez faire parvenir une brève proposition (environ 300 mots), en français ou en anglais, qui comprendra une notice biographique abrégée, le titre ainsi qu’un résumé de votre exposé avant le 1er mars 2015 à l’intention du comité organisateur ;
Evelyne Gagnon, chercheure postdoctorale au CLC (CRSH) : evelyne1@ualberta.ca
Adrien Guyot, chercheur associé au CLC : aguyot@ualberta.ca
Orly Lael Netzer, chercheure associée au CLC : laelnetz@ualberta.ca

 N’oubliez pas… Le Concours de poésie du CLC 2015!

Cette deuxième édition du Concours de poésie du CLC  récompensera la meilleure œuvre poétique originale (en français et en anglais) créée par un étudiant de l’Université de l’Alberta. Les gagnants seront dévoilés à la fin du Séminaire annuel du CLC.                                                       THÈME 2015 : Émergence et renouveau

Cliquez pour plus de renseignements

Concours de Poésie 2015

THÈME : ÉMERGENCE ET RENOUVEAU
Ouvert à tous les étudiants de l’Université de l’Alberta, le Concours de poésie du CLC récompensera la meilleure oeuvre poétique originale en français et en anglais.

Premier prix – Français: 100$ et quelques surprises
Premier prix – Anglais: $100 et quelques surprises

Les gagnants seront dévoilés lors du Séminaire de recherche annuel du CLC le 23 avril 2015. Les poèmes primés seront publiés sur le site Internet du CLC ainsi que dans le numéro estival (juillet) de la revue littéraire Glass Buffalo.

– Un seul poème par étudiant (maximum une page) pourra être soumis au jury.
– Le texte sera dactylographié et imprimé au recto de la feuille (avec ou sans titre), les coordonnées complètes de l’auteur(e) seront détaillées au verso seulement de la feuille (prénom, nom, adresse postale, no de téléphone, courriel,
programme d’études).
– Les participants doivent déposer en personne leur poème directement au : Centre de littérature canadienne (local 4-115, Humanities Centre) ou à la Librairie Le Carrefour (8627, 91e rue, suite 112), au plus tard le 30 mars 2015.

Click here for more details:  2015 CLC Poetry Contest – FRENCH

Click here for Radio-Canada interview with Evelyne Gagnon about the contest: http://ici.radio-canada.ca/emissions/Le_Cafe_show/2014-2015/archives.asp?date=2015-03-02

Ce concours littéraire est coordonné par les
chercheurs du CLC suivants :
Evelyne Gagnon (evelyne1@ualberta.ca),
Adrien Guyot (aguyot@ualberta.ca),
et Orly Lael Netzer (laelnetzer@ualberta.ca).

 

2015 CLC Poetry Contest - FRENCH[2]

 

Poème gagnant : Concours de poésie du CLC 2014 (Français)

Machine de productivité par Lola Adeyemo
Moi.
Femme. Mère. Soeur. Fille.
Mon corps m’identifie –
mes seins augurent.
Maudite ?
Nature m’inflige des responsabilités.
Bénite ?
Donneuse de la vie– sacrifice charnel pour l’humanité.
Moi.
Vision de la perpétuité.
En moi,
les cœurs commencent leurs éternités
Leurs destins –
de battre pour le paradis ou l’enfer
Nous.
Source de saveur et de l’amer.
Toi !
Capitalisme indigne.
Je ne me vends pas
Mon corps !
Ma valeur,
coute plus cher que tu peux m’offrir.
Moi. Ton engin.
L’approvisionnement de l’efficacité exacte – le fordisme.
Vous.
Tu me condamnes à la punition éternelle ?
Ma liberté
Je ne sens plus
Mon sacrifice économique
Que veux-tu d’autre ?
Juste pour des gains, des profits superflus ?
Juste pour survivre, je dois me donner à vous.

Winning Poem (English) 2014 CLC Poetry Contest:

Here and Now (by Erin Carter)
It is said that we live in the Anthropogenic era,
our influence on the planet so profound
that we must name a geological epoch for ourselves.
Atmospheric evidence confirms the reality
of our actions, but I am not thinking about that
as my feet skim over packed ice and snow,
the dirty linoleum of a kitchen floor, running
with my orange-jacketed sister and her dog towards
the downward slope of the river valley,
smoke coming out of her mouth, her eyes
white-walker blue.
In the river valley, the setting sun is a broken egg,
oozing whiteness from the heart of creation,
light fringed by the silhouettes of conifers, which look
infinitely divisible, I say, noting the intricacy
of branches and needles. You know
you just described dividing by zero
says my sister, and tells me about her favourite trees,
one of which she thinks lacks auxin
because it’s bent over like a lanky fourteen year old.
Her dog darts over the frozen river
a black splash on white snow, river and sky.
A muscle in my thigh freezes; the sound of cars
churn softly like a washing machine,
and we surface to a pink wash of sky
and the sea shell glitter of buildings
as cold soaks through flesh.
(Somewhere,
beneath the standing trees like strands of hair
and the dark figures of dog walkers,
are sixteen Papaschase bodies.)

Colloque LimogesRécit littéraire, corps biomédical et citoyenneté au Canada.

Journée d’études
5 décembre 2014, Université de Limoges, France.

Chaire d’études sur le Canada.
Pôle de recherche et d’enseignement supérieur (PRES) Limousin-Poitou-Charentes.
–Titulaire année 2014-2015 : Dr. Daniel Laforest–
en collaboration avec Le Centre de littérature canadienne / Canadian Literature Centre – Université de l’Alberta

Cette journée d’étude bilingue se concentre sur les liens entre le récit littéraire, le corps biologique, le système de santé, et la citoyenneté au Canada. La culture canadienne jouit d’une image internationale centrée sur l’hospitalité et la mise en valeur d’une idée libérale de la bonne vie (« the good life » – Berlant, 2011 ; Ahmed, 2010) qui préside à un modèle de citoyenneté flexible et intégrateur. Toutefois la littérature, quand elle prend pour objet le corps et ses traitements biomédicaux, recèle bon nombre de modèles émergents ou mésestimés, fluctuants et souvent controversés, qui mettent à mal cette citoyenneté consensuelle. Le champ des medical humanities a tracé les contours d’une telle approche (Charron 2008; Detrez 2002; Lynch 2001; Franck 1997; Korte 1997; Nelson 1997). Mais dans le panorama des études canadiennes, et du point de vue de la littérature, quasiment tout demeure embryonnaire.
Les récits littéraires du corps biologique et médicalisé sont fort différents de la structure traditionnelle inspirée du bildungsroman (Gotschall 2013; Brennan 2004; Damasio 2003). Cela entraîne des conséquences lourdes de sens et qui demeurent tout à fait ouvertes à l’analyse et à l’interprétation quant au rôle de la culture canadienne dans le développement des savoirs sur les arts narratifs et les appartenances communautaires.
1) La sobriété relative et les calculs de tout ordre exigées par les régimes de santé, les déclins du vieillissement, les « accidents » qui changent radicalement l’identité (Malabou, 2009), ou encore les rythmes distincts et les durées de vie variables des organes s’avèrent vite incompatibles avec l’épanouissement subjectif de la bonne vie citoyenne. En vertu du caractère public du système de santé canadien, ceux-ci deviennent plutôt les enjeux d’un managment social de la santé dont nous connaissons mal les impacts sur la construction, la transmission, et la perpétuation des récits de vie individuels et familiaux.
2) La transformation rapide des tissus communautaires causé par l’immigration et l’accueil au sein de la classe moyenne canadienne de personnes ou de familles entières provenant de cultures variées crée des cohabitations inédites et fascinantes pour des conceptions hétérogènes du corps biologique et de la santé. Les rythmes de traitements diffèrent ; les sphères privées et publiques n’occupent pas les mêmes fonctions ; les croyances parfois s’affrontent à la science médicale ; la maladie elle-même fait l’objet de conceptions changeantes qui lui accordent un statut idoine. Si la citoyenneté canadienne est conférée par décret à l’individu et en quelque sorte à son histoire personnelle, on ne peut pas dire qu’elle le soit de façon aussi tranchée quant à sa santé. Cette santé, pourtant, conditionne tout autant, sinon davantage, l’idée que l’on se fait de soi-même et de son appartenance. Comment les récits littéraires du Canada –tant ceux de la migrance que ceux plus enracinés–, intègrent-ils ces conditions de la vie contemporaine ? Et partant, comment la littérature elle-même en est-elle transformée ?
Des écrivains dans les deux langues officielles du Canada proposent des approches originales quant à ces questions. Citons l’exemple de Lawrence Hill dont les Massey Lectures en 2013 (Blood : The Stuff of Life) portaient sur le sang envisagé comme thème transculturel et transfrontalier par excellence, sans pourtant que ne soit abandonnée l’intérêt spécifique des rapports entretenus avec lui par chaque culture du pays (y compris les cultures scientifique et médiatique). Ou encore l’écrivain torontois Vincent Lam dont les récits Bloodletting and Miraculous Cures (2005) s’inspirent en large partie de l’expérience de leur auteur comme médecin aux urgences. Du côté francophone on citera comme exemple, parmi plusieurs autres, Gil Courtemenche dont le roman-essai Une belle mort (2005) conjugue solitude, vieillissement et expérience du cancer ; ou encore Nelly Arcan dont les récits ont tous entrelacé la névrose de la perfection corporelle avec les souffrances peu visibles de la maladie mentale.

Approches possibles :

– Écritures migrantes et santé
– Cohabitations culturelles ; interculturalisme ; transculturalisme
– Récit de soi et maladie
– Histoires familiales
– Histoires des organes
– Corps et maladie mentale
– Vie urbaine et santé
– Vieillissement
– Conflits sciences et cultures
– Sexualité et gender studies
– Récits d’anticipation
– Représentations de la pratique médicale
– Théories du sujet
– Comparaisons Canada et US

Faire parvenir les propositions (max. 300 mots), en français ou en anglais, à : colloquelimoges@gmail.com avant le 1er août 2014.

Le comité d’organisation vous recontactera à la mi-août 2014.

Click Colloque Limoges for more information.

Discourse and Dynamics: Canadian Women as Public Intellectuals

Conference
October 16-18, 2014. Mount Allison University, Sackville N.B.

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 24e Colloque international du Centre d’études franco-canadiennes de l’Ouest (CEFCO): Langages et écritures de l’exil – L’Ouest canadien terre d’asile, terre d’exil. Université de Calgary, 4-6 septembre 2014 .

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2014 CLC Research Seminar

La littérature canadienne dans les affres du XXIe siècle: Séminaire de recherche du CLC 2014

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jeudi le 10 avril 2014

Description générale                                                                  21c-earth-logo-side-tg-ver

Les séminaires de recherche du CLC visent à offrir un forum scientifique et public continu pour la discussion et l’étude d’une vaste gamme de questions pertinentes à l’écriture au Canada, en français et en anglais, quels qu’en soient le genre, la forme et la pratique. Les séminaires sont ouverts à tous; les étudiants diplômés, les instructeurs universitaires, les membres du personnel, les professeurs et les boursiers postdoctoraux y sont sollicités. Les séminaires cherchent à créer une ambiance interdisciplinaire et contemplative favorisant la présentation, l’échange et la mise au point des recherches en cours. Ils offrirent des occasions aux chercheurs de différentes professions et à différents stades de leur carrière universitaire ainsi qu’à un auditoire général de s’entretenir dans un cadre de soutien informel et productif.

Thème 2014 : La littérature canadienne dans les affres du XXIe siècle

Événement organisé par Evelyne Gagnon, chercheure postdoctorale au CLC

Ce séminaire de recherche vise à rassembler des chercheurs qui s’intéresseront à la littérature canadienne récente et aux modes de représentation singuliers qui cibleraient précisément le passage (historique, symbolique, topologique) au XXIe siècle. De quelles manières la littérature traduit-elle, directement ou indirectement, ce fameux tournant du XXIe siècle : conclusion d’une ère éprouvante marquée par un « sentiment de la fin » (Paul Chamberland; 2004) et à la fois amorce d’une époque incertaine où la possibilité du sens semble tantôt épuisée, tantôt renouvelée (une « post-histoire », selon Sylvain David; 2012, une « post‑humanité » méliorative, aux yeux de Rosi Braidotti; 2013)? Comment la littérature figure-t-elle conséquemment cette période de transition, dans un monde constamment projeté vers l’avenir technologique et souvent oublieux de son passé historique ? De fait, l’ère actuelle s’avère particulièrement vulnérabilisée par l’effondrement de certaines épistémès et idéologies collectives, tout autant que menacée par l’instabilité planétaire et écologique. Quelles seraient en ce sens les modalités du vivre et de l’agir au XXIsiècle telles que problématisées par la production culturelle actuelle ?  Quelles nouvelles ou autres formes de subjectivités et de représentations se manifesteraient conséquemment ? À ce titre, Dominique Viart définit une part importante des auteurs français contemporains tels des « écrivains de l’inquiétude, non de la sûreté énonciative ou de la prétention auctoriale […] aux prises avec notre temps, qui est un temps incertain, comme avec la langue dont ils savent les facilités et les faux-semblants, à quoi ils ne veulent pas se résoudre. » (Viart; 2011) Qu’en est-il alors des publications canadiennes et de cette spécificité nord-américaine qui les caractérise ? Voilà les questions qui pourront être soulevées, adressées, débattues, lors de ce séminaire de recherche qui accueillera notamment des présentations de formes diverses (communications, tables-rondes, résumés de recherches en cours, etc.) et qui pourront aborder tous les genres d’écriture.

Conférencière invitée

Christine Wiesenthal

Auteure, Professeure et Directrice adjointe

Department of English and Film Studies, University of Alberta

“History’s Absent Hand: Lessons in Modes of (Textual) Production From Gaétan Soucy’s The Little Girl Who Was Too Fond of Matches

 

 

Affecting Women’s Writing in Canada and Québec Today/ L’affect et l’écriture des femmes au Québec et au Canada aujourd’hui

L'affectetl'ecriture_poster[1] Keynote Speaker Patricia T. Clough (CUNY, New York)
Invited Speakers

  • Evelyne Ledoux-Beaugrand (Ghent University, Belgium).
  • Belén Martín-Lucas (University of Vigo, Spain)
  • Catherine Mavrikakis (Author, Université de Montréal, QC)
  • Gail Scott (Author, Université de Montréal, QC)
  • Maïté Snauwaert (University of Alberta, AB)

Organizing Committee Marie Carrière, Dir. of the Canadian Literature Centre (U. of Alberta) Libe García Zarranz, 2010 Trudeau Scholar/ English and Film Studies (U. of Alberta) Simon Harel, 2009 Trudeau Fellow/ Dir. du département de littérature comparée (U. de Montréal) Daniel Laforest, Modern Languages and Cultural Studies (U. of Alberta)
For the Program please CLICK HERE. UniversitedeMontreal-FinalProgram

Écritures des femmes au Canada et au Québec : alliances/transgressions/trahisons

Picasso

12 –14 octobre 2012
The Banff Centre, Banff, Alberta
Écritures des femmes au Canada et au Québec programme

Printemps 2013 (dates à confirmer) Montréal, Québec
Comité organisateur :

  • Simon Harel, Directeur du département de littérature comparée, Université de Montréal, Lauréat du prix Trudeau 2009 —  simon.harel@umontreal.ca
  • Marie Carrière, Directrice du Centre de littérature canadienne / Canadian Literature Centre, University of Alberta — carriere@ualberta.ca
  • Daniel Laforest, Assistant Professor, Modern Languages and Cultural Studies, University of Alberta — daniel.laforest@ualberta.ca
  • Libe García Zarranz, andidate au PhD, English and Film Studies, University of Alberta, et Boursière Trudeau et Killam 2010 — garcazar@ualberta.ca

Conférencières confirmées :

  • Christl Verduyn (Davidson Chair in Canadian Studies, Director of the Centre of Canadian Studies, Mount Allison University, NB)
  • Shani Mootoo (Author, Toronto, ON)
  • Kim Thuy (Author, Montreal, QC)

Axé sur la première décennie du XXIe siècle, ce colloque en deux volets entend mettre au jour les multiples formes, tendances, et entrecroisements de l’écriture des femmes du Québec et du Canada. Afin de susciter de nouvelles avenues et collaborations, ces colloques jumeaux rechercheront les points de convergence et de rupture entre écrivaines canadiennes et québécoises du point de vue des dimensions esthétiques et politiques des textes littéraires, ainsi que du point de vue des approches et méthodologies critiques employées en regard de ces écrits. Nous croyons qu’un dialogue neuf et fructueux est désormais impératif entre ce qui a été couramment perçu comme des traditions littéraires opposées ou divergentes dans le Canada anglophone, le Québec et le Canada francophone. Cela afin d’envisager des formes alternatives de coalition, de résistance, et de lutte pour l’écriture des femmes dans le Canada d’aujourd’hui. À travers des mises en parallèle ou des examens comparatifs des écrits des femmes au Canada et au Québec, les colloques ne viseront pas nécessairement à relier sans heurts les traditions, mais plutôt à déloger les lieux communs et les perceptions naïves qui ont cours quant à la relation entre les écritures des femmes au Québec et au Canada. Nous souhaitons nous entretenir avec les voix de la dissension, les traditions et les pratiques au sein de la sphère contemporaine qui préconisent la création de logiques alternatives du désir et de la corporéité, la reconfiguration des relations sociales, et l’inscription de positions éthiques et politiques inédites.

Le premier colloque aura lieu au Banff Centre les 12-14 octobre 2012. Sa tenue coïncidera avec le festival international d’écrivains WordFest, offrant par là une excellente occasion d’engager des dialogues entre chercheurs, écrivains et artistes oeuvrant dans la communauté. Situé dans le parc national de Banff, surplombant le paysage magnifique des Montagnes Rocheuses, le Banff Centre s’est imposé comme un lieu sans équivalent pour le développement des arts au Canada et sur la scène internationale. Fort de sa mission visant à « inspirer la créativité », le Banff Centre est devenu un fleuron canadien qui accueille chaque année parmi les plus grands noms dans toutes les disciplines artistiques. Des chambres ont été retenues au Banff Centre : http://www.banffcentre.ca/conferences/accommodation/

Le deuxième colloque aura lieu à Montréal au printemps 2013. Un appel de textes distinct circulera.

Les propositions, soumises en français ou en anglais, toucheront toutes les formes contemporaines de l’écriture des femmes au Québec ou au Canada, et pourront se concentrer sur les thèmes suivants (cette liste n’est pas exhaustive) :

  • Collaboration et coalitions
  • Trahisons et déloyautés
  • Zones de contact et traversées frontalières
  • Esthétique et politique du ‘trans-‘ : écriture transnationale des femmes, transculture, poétiques transnationales, littérature et transgenre
  • Choix et pratiques éthiques
  • Subjectivité et agentivité
  • Espaces raciaux ou sexualisés
  • Pratiques et postures d’écriture queer
  • Le corps politique
  • Politiques du corps et de la corporéité
  • Pédagogies interdisciplinaires
  • Espaces urbains ou ruraux inédits
  • Tournants contemporains en sciences humaines : tournant éthique, tournant matérialiste, tournant affectif
  • Mouvements/engagements sociaux et écriture au féminin
  • Féminisme(s) aujourd’hui
  • Approches, méthodologies et théories

Séminaire de recherche du CLC 2012 « L’écriture canadienne et le tournant numérique »

Vendredi 10 février 2012
Senate Chamber (Room 326), Arts & Convocation Hall
University of Alberta

*RSVP by February 7: cdnlit@ualberta.ca / 780-492-9505 CLC-Research-Seminar-thumb

Cette année, nous rassemblons des chercheurs poursuivant actuellement des recherches numériques en sciences humaines et littérature canadienne, notamment en rapport au projet d’infrastructure virtuelle du « CSÉC » ou du Collaboratoire scientifique des écrits du Canada. Alors que le CSÉC conçoit de nouveaux outils et nouvelles méthodes d’étude pour se joindre à l’ère numérique, son érudition se féconde par des énergies interdisciplinaires et coopératives. Le CSÉC vise à examiner les liens entre écrivains, lecteurs, textes, lieux, communautés, traditions critiques et mouvements intellectuels; à avancer la compréhension des productions culturelles, des changements et des transformations sociales antérieures et actuelles; et à produire des connaissances à libre accès essentielles, accessibles aux Canadiens et Canadiennes et au monde entier.

Les participants du séminaire présenteront des projets pilotes destinés à « semer » la base de données du CSÉC (ORCA) ainsi que des projets affiliés qui contribueront à l’enrichissement de l’environnement numérique. Comptent parmi les sujets abordés par les participants du séminaire la cartographie urbaine, la communauté et la mémoire, l’histoire littéraire, le mouvement des idées, l’archive numérique, les rapports spatiaux et la littérature, et la lecture et la localité.

Description générale :

Les séminaires de recherche du CLC visent à offrir un forum scientifique et public continu pour la discussion et l’étude d’une vaste gamme de questions pertinentes à l’écriture au Canada, en français et en anglais, quels qu’en soient le genre, la forme et la pratique. Les séminaires sont ouverts à tous; les étudiants diplômés, les instructeurs universitaires, les membres du personnel, les professeurs et les boursiers postdoctoraux y sont sollicités. Les séminaires cherchent à créer une ambiance interdisciplinaire et contemplative favorisant la présentation, l’échange et la mise au point des recherches en cours. Ils offrirent des occasions aux chercheurs de différentes professions et à différents stades de leur carrière universitaire ainsi qu’à un auditoire général de s’entretenir dans un cadre de soutien informel et productif.

Lisez davantage ici (programme et résumés) :
Pamela Sing – pamela.sing@ualberta.ca / 780-492-9505 Marie Carrière – marie.carriere@ualberta.ca / 780-492-9505

Image: Presentation of

“Spaces/Memories” : 2nd Colloquium of the Canadian Literature Centre

Alumni House (11515 Saskatchewan Drive), University of Alberta 14 – 15 October 2011 See the campus map: campus map
Keynote Speakers:

  • J. Edward Chamberlin (University of Toronto)
  • Sherry Simon (Concordia University)

Conference Registration & Fees: Registration for “Spaces/Memories” is now available. Please click here to be directed to the secure registration and payment site. Costs (in CAD, plus GST):

  • Faculty — $150.00
  • Post doctoral researchers & independent scholars — $75.00
  • Students — No charge
  • Daily Drop-In Fee — $10.00

More information:
A discounted group booking rate is available at Campus Tower Suite Hotel until September 19, by clicking here: www.coastpromos.com/cip
Other travel resources and general Edmonton info can be found here: Accommodation/travel info (Word .doc) Accommodation/travel info (PDF)
Preliminary conference programme: Spaces/Memories tentative programme
Abstracts: Abstracts
As we saw in the first conference of the Canadian Literature Centre in the Spring of 2009, Canadian literature is becoming exceptionally difficult to conceive of in terms of national literature. Canadian literature still has its canons, milestones and founders, but its history and its potential are nevertheless unfolding as a series of forms that move from a self-conscious, deliberate interculturality to an often unconscious, tacit transculturality. Beyond this apparent heterogeneity, we saw the emergence of two notions that have not been lost on researchers gathered for the first CLC colloquium: space and memory. These are fields of inquiry that, in order to do justice to their omnipresence in the literary corpus, it seems to us wise to put in the plural. Thus we propose: spaces, memories.
With their breadth of scope, these two fields prompt a multiplicity of questions about, and responses to, Canadian literature. Thus, we should put “Canadian Literature” in the plural as well, since as we could see from the proceedings of the first conference published by the CLC (Transplanting Canada: Seedlings, CLC Studies, vol. 1, 2009), spaces and memories seem like appropriate notions to explore with a view to their expansion, their extension.
In thinking of the importance of space, place and frontiers in Canadian literature and criticism, this conference will engage with the imaginative powers of Canada’s domestic and global geographies. Topics that might be addressed include:

  • urban space in literature and the figure of the literary city;
  • geo- and eco- politics and criticisms;
  • the material space of Canadian publishing, including corporate histories, public funding and censorship, archives, festivals, and the promotion of Canadian literature overseas;
  • representations of frontier spaces in early Canadian literature and the persistence of the frontier in modern and contemporary literatures;
  • memorialized spaces and literatures of remembering;
  • cosmopolitanism;
  • regional spaces in Canadian literary production;
  • the international perceptions of Canadian literature along with the elastic boundaries of what is considered Canadian;
  • constructions and perceptions of “the North” or the “americanity”;
  • borders, passports, migration, refugees, and the construction of illegal cross-border movements;
  • racialised geographies;
  • space and the representation of a national past, present, or future.

Memory unspools as something that is both diachronic and synchronic. Diachronically, the great autobiographical tendency that goes across the whole of contemporary western literature, and is only getting stronger in contemporary life and literary production, is a breeding ground for the subjective romance. Bildungsromans, family histories, self-examinations via collective identities, migration and belonging, integration or the loss of inherited memory, migration and immigration narratives all help to reclaim a trans-generational or maternal connection to the country of origin. They encompass French and English poetry and prose, all the while constructing a transcultural and trans-subjective “thickness.” Synchronically, memory’s territory is constructed in relation to exterior, foreign, faraway places, which remain contemporary. This territory then becomes an attempt at writing a history of the present, of creating a shared way of experiencing time. It’s thus an echo of the memory process itself, made out of other languages, other memories, and other imagined countries, of journeys between the country, the landscape, and their imaginary counterparts. All of these approaches invite us to diversify the gaze we cast on Canadian literature, or to make Canadian literature the laboratory of a renewed reading of these approaches.
The CLC invites all interested researchers, in Canada or abroad, to send us their proposal. The Centre is open to all display and theoretical approaches, and a special consideration for the following areas of research, which will be at the heart of the Centre’s activities for the next three years:

  1. Transcultural and transnational thought
  2. Canadian comparative literature
  3. Cultural production
  4. Francophone literature of western Canada

For more information, please write to: clccollo@ualberta.ca.

CLC Research Seminar 2011 “Urban Spaces in/and Canada’s Literatures”

4 February 2011, 2:00 to 5:00 pm. University of Alberta
Wine and cheese reception to follow, with literary reading by special guest author.
What is it?
The CLC Research Seminars aim to provide an ongoing public research forum for the discussion of and study into a wide range of issues relevant to Canadian literature of all forms, languages, genres and practices. The seminars are open to everyone; participation is especially solicited from graduate students; university instructors, staff, faculty and postdoctoral fellows are also strongly encouraged to participate. The seminars seek to create an interdisciplinary and thoughtful atmosphere for the presenting, sharing and fine tuning of research in progress. They will provide opportunities for researchers of different walks of life and at different stages of their scholarly careers to engage with one another as well as with a general audience, in an informal, supportive and productive setting.
What’s it About?
The main focus of this year’s seminar is Urban Spaces in/and Canada’s Literatures. In the form of 10-minute position papers, participants will present research projects, problems, results, themes, challenges, questions, theories or methodologies pertaining to the seminar’s focus and their own research fields of inquiry or interests. Questions for reflection might include:

  • How are Canadian urban spaces portrayed, defined or re-defined by literature?
  • How do urban spaces produce gender, race, class, and ethnicity?
  • How are urban spaces in turn produced by these categories?
  • How is public or political discourse (in)formed by our cities, and how are cities (in)formed by these discourses?
  • Is there a specifically Canadian, Québécois, Francophone, or immigrant urbanity?
  • What are the connections between urban space and personal memory, collective memory, migration, mobility, language or citizenry?
  • What are the connections between urbanity and cultural production in Canada?
  • Are there new forms of Canadian writing, performance or publishing that reflect contemporary urban realities?

How to Participate:
Interested participants are asked to send a short, 200-word proposal, in either English or French, and a brief, 25-word biographical note by December 6, 2010. Invitation to present in the seminar will be based on the quality of the proposal and the appropriateness of the topic in relation to the seminar’s main focus. Creative or experimental approaches are most welcome. The CLC will offer modest travel bursaries to two out-of-town graduate students, postdoctoral fellows, or junior scholars. Proposals and inquiries should be directed to: clccollo@ualberta.ca
How Will it Work?
Papers (no longer than 5 double-spaced pages in length) will need to be submitted by January 21, 2011, two weeks before the day of the seminar. They will be read in advance of the seminar by two moderators and the other presenters. At the seminar, individuals will present their papers, either by reading them in full or by summarizing the main points. In either case, presentations will be strictly limited to 10 minutes, allowing ample time for discussion with the moderators, the other presenters and the general audience.

CWRC 1 – Canadian Women Writers Conference: “Connecting Texts and Generations”

CWWCposter An Interdisciplinary, International Conference
Alumni House, University of Alberta, 30 September – 3 October 2010
Online registration is now available! Click here to register online now.
Conference Registration Fees: Faculty and Postdoctoral Researchers (presenting or just attending) $150.00 CAD, Students (presenting) No fees (registration required), Students (attending but not presenting) $65.00 CAD. All fees subject to GST. Accommodation/travel info (Word .doc) Accommodation/travel info (PDF)
The preliminary conference program can be accessed here
The Canadian Writing Research Collaboratory (CWRC, pronounced “quirk”) will provide a digital platform for new collaborations in humanities research. Supporting team-based scholarship, digitization and editing, and embedding its material in political, commercial and cultural contexts, CWRC brings digital arts into dialogue with other artistic practices that are part of a contemporary landscape of imaginative and creative work and critical research. CWRC has been successful in securing, under the leadership of Dr. Susan Brown (University of Alberta / University of Guelph), substantial funding from both the Canada Foundation for Innovation (CFI) and provincial funding bodies.
CWRC’s centerpiece is a Canadian Women Writers project, a radically interdisciplinary, collaborative and bilingual research initiative that will be developed across three primary modules: 1) a virtual archive of textual, visual, and audiovisual materials relevant to research in women’s writing in Canada; 2) a searchable, expandable, user-producer textbase of historical, bio-critical data on women’s writing in Canada; 3) an interactive forum/salon for the circulation of discussion, new textual, audio and visual material, and readers’ and writers’ communities.
This gathering will be the first of up to three conferences planned around this flagship project of CWRC. This venture with multilingual, multi-genre, and multi-media content is anchored in the premise that digital and electronic instruments are key to enabling and producing new meanings in embodied, experiential, participatory ways. In coordinated collaboration with related major projects partnered with CWRC (TransCanada Institute; Editing Modernism in Canada; canadiana.org, among others), this Canadian Women Writers initiative aims to bring into alignment established and emergent histories, to integrate divergent perspectives on history, and to engage users as producers in a variety of textual, visual, and audio formats.
The conference will bring together scholars, writers, booksellers, librarians, publishers, and software designers, along with invited keynote speakers, to catalyze discussion — particularly on women’s writing in Canada, literary history, historiography, collaborative methods, and digital and feminist scholarship — through papers, panels, readings, and online hook-ups and demonstrations.
Keynote Speakers:

  • Nicole Brossard (Author, Montréal)
  • Louise Dennys (Executive Publisher and Vice-President, Knopf Canada, Random House Canada, Vintage Canada)
  • Lucie Hotte (Research Chair on the Literatures and Cultures of Francophone Canada, University of Ottawa)
  • Rosemary Sullivan (Author and Canada Research Chair, Department of English, University of Toronto)

We invite papers that illuminate the vast diversity of Canadian women’s writing, past and present, in all genres and formats (printed text, manuscripts, journalism, screenwriting, graphic novels, songs, music, performance art, artists’ books), of all cultures, regions, and linguistic groups. Papers should be relevant to CWRC’s emphasis on collaboration and digital scholarship. They may:

  1. comment on the critical reception of Aboriginal, minority and/or multilingual writing
  2. explore the potential for comparative study and analysis through an integrated online history and/or its implications for Canadian Comparative Literature
  3. pursue both historical specificity and trans-historical connections
  4. consider the plurality of Canadian women’s literary histories
  5. examine these histories in relation to various versions of the nation or a transnational perspective
  6. address the practicalities of the marketplace
  7. interrogate distinctions between popular and elite, subversive and insider writing
  8. investigate platforms necessary to make Wikipedia-like resources literary, creative, scholarly and extensible
  9. address the limitations of current available sites (e.g.,. lone databases) and the potentials of interlinked or integrated knowledge systems
  10. explore modes of circulating, disseminating and expanding an integrated history
  11. offer frames for reading digital works as media systems, social practices, or cultural networks
  12. offer examples of using digital tools to produce new kinds of cultural or historical analysis
  13. illustrate the emergence of new forms of technological infrastructure and media

Forward abstract (500 words), along with a one-page CV, in English or in French, to: cdnlit@ualberta.ca
Deadline for submission: 29 March 2010
Members of the conference committee:

  • Dr. Susan Brown, University of Alberta/Guelph University
  • Dr. Marie Carrière, University of Alberta
  • Dr. Patricia Demers, University of Alberta
  • Dr. Cecily Devereux, University of Alberta
  • Dr. Carole Gerson, Simon Fraser University
  • Dr. Christl Verduyn, Mount Allison University

Address all mail inquiries to:
Canadian Women Writers Conference c/o Canadian Literature Centre 4-115 Humanities Centre University of Alberta Edmonton, Alberta, T6G 2E5

CLC Graduate Students Colloquium: “MultiCultiCanada 2010”

Imagining and Representing Identities in Canada: Words and Images of The Cultural Mosaic Multiculti-Poster Alumni House (11515 Saskatchewan Drive), University of Alberta, 19 March 2010, 8:30 a.m. to 5:30 p.m.
The Canadian Literature Centre (CLC), the Canadian Studies Institute and the Graduate students of the Department of Modern Languages and Cultural Studies of the University of Alberta are pleased to invite you to the first edition of the Multiculticanada Graduate Students Colloquium.
Keynote Address (9:15 a.m.):
Marie Vautier, Director, University of Victoria, “The transcultured autobiographical novel in Canada: religiosity and postcolonialisms.”
Canada has become a source of inspiration for numerous countries in terms of integration and multiculturalism. As a result, we would like to take this opportunity to explore the way in which texts, images, and other mediums construct and represent the idea of Canada as a cultural mosaic and the controversial questions that come with the notion of multiculturalism and the concept of “transcultural” in Canada” With this in mind, the colloquium participants are presenting papers from a wide array of disciplines that deal with literary texts, visual works or other media that underscore or problematize questions of multiculturalism and the “transcultural” in Canada.
Download the program: Program 1 and Program 2
Contact: multiculticanada2010@gmail.com
Following the conference, selected papers will be considered for publication in the journal International Journal of Canadian Studies. This conference is being generously supported by the Canadian Studies Institute (U of A, Campus Saint-Jean) and the Canadian Literature Centre (U of A, north campus).

CLC Scholarly Speakers Series

These biannual lectures promote research results dealing with present and controversial questions around the writings of Canada. Topics recently addressed by our speakers:
Nancy Huston’s biculturalism; gender and race in Dany Laferrière’s cinema; the reception and translation of Canadian literature abroad; stereotype in Aboriginal writing; zones of conflict in Canadian writing.
Recent Speakers:
CSL-di-Michele-thumb Mary di Michele, Concordia University, Montréal, “The Flower and the Book, My Pier Paolo Pasolini,” Thursday, September 22, 2011, Student Lounge (Arts & convocation Hall), University of Alberta
CSL-ToniHolland10-thumb Toni Holland, University of Texas at Arlington, “American and Canadian Poets Laureate: A Literary and Cultural History,” Wednesday, November 24, 2010, Senate Chamber (Arts & convocation Hall), University of Alberta
CSL-SimonHarel10-thumb Dr. Simon Harel, University of Québec at Montréal, “Une souffrance commune : Port-au-Prince-Montréal, l’écriture de la survie dans les œuvres d’Émile Ollivier,” Wednesday, February 3, 2010, Senate Chamber (Arts & convocation Hall), University of Alberta
CSL-KeavyMartin09-thumb Dr. Keavy Martin, University of Alberta, “Just a Story? Eden Robinson’s Monkey Beach and the Politics of Aboriginal Literatures,” Wednesday, November 25, 2009, Arts Student Lounge, University of Albert

“Transplanting Canada” An Inaugural CLC Colloquium

ColloquiumPoster University of Alberta, 6 – 7 March, 2009
Proceedings from the colloquium, Transplanting Canada: Seedlings is now available! Read more here.
Read the program: Colloquium Program (pdf version)
The Canadian Literature Centre/ Centre de littérature canadienne (CLC) at the University of Alberta seeks to bring together researchers who are interested in the ways in which the literatures of Canada can be said to “travel” or “move” from one “place” to the other. Lest anyone be put off by this preponderance of “scare quotes,” let us just say that we are hoping to welcome all manner of scholarship devoted to the mutability and flexibility of Canada’s literatures. In honour of our 2009 Kreisel Lecturer Dany Laferrière, who will speak at the University of Alberta on the eve of the colloquium (March 5), we would especially welcome work on his writing, and the multiple transplantations (from Port-au-Prince to Montreal to Miami, from novel to film, from journalism to fiction) that his work illustrates. Other possible topics include, but are certainly not limited to:

  • Expatriate, immigrant, emigrant and migrant writers and literatures
  • Canadian literature (in any language) as a continental, or an American (South and North) project
  • Canadian literature (in any language) as it is read or taught in Europe/Africa/Asia/rest of Americas
  • Canadian literature (in any language) as part of a pan-indigenous project (connected to New Zealand, Australia, etc.)
  • Aboriginal literature across the Canada-US border; Joseph Boyden’s New Orleans, Louise Erdrich’s “French Indians,” etc.
  • The role of textuality in indigenous literatures; syllabics vs. roman text, aboriginal languages adopted and used in European forms (such as the novel), etc.
  • Quebec literature as it is read or taught in English Canada
  • English-Canadian literature as it is read or taught in Quebec
  • Acadian, Québécois, Franco-Ontarian and Western literatures as part of La Francophonie
  • Has “Commonwealth Literature” a future?
  • English-Canadian texts translated into European French
  • Quebec texts translated into U.S. English
  • Canadian literatures translated into minority languages (Irish Gaelic, Scots, Catalan, Breton, etc.)
  • Aboriginal critics reading non-Aboriginal texts
  • Moves between media (from literature to film, from film to theatre, etc.)
  • Moves between traditional forms of writing and avant-garde narratives
  • Moves between forms (Laferrière, Godbout from essayist to novelist to filmmaker; Atwood, Brand from poet to novelist to critic)
  • New perspectives on travel literature
  • Space as a key metaphor in criticism
  • Move between the exurban (rural or wilderness) and the urban/metropolitan
  • Transplantation/rewriting/transmission/circulation of Canadian myths in today’s writings (the wilderness, the rural, the North)
  • Canadian literatures moving into cyberspace
  • Canadian literatures as they camouflage their geo-cultural origins
  • Transculture as an identity and an aesthetics
  • Feminism from first, second to third wave, from meta to post, from public to private

Researchers are strongly encouraged to bring work in progress to the table. Possible formats will not be limited to traditional 20-minute conference papers, although these are welcome, but will include panel and roundtable discussions of shorter (10- or 15-minute) presentations of current research. Since the CLC’s primary goal is to foster future collaboration among researchers interested in the many voyages that continue to define Canada’s literatures, participants will be asked to envision or demonstrate how their projects might benefit from or fit into larger collaborative endeavours.
Please submit 250-word proposals for papers or for shorter, more informal presentations, as well as a 50-word bio, in either French or English, indicating which approach (conference paper or informal presentation) you would like to adopt. The deadline for proposals is January 9, 2009. However, we encourage participants to submit their proposal sooner, and notices of acceptance will be given as quickly as possible.
Submissions should be addressed to:
Marie Carrière Director, Canadian Literature Centre/Centre de littérature canadienne 3-05 Humanities Centre University of Alberta Edmonton, Alberta T6G 2E5 Canada Email: cdnlit@ualberta.ca